Programme Sénégal - Basse Casamance

Porteurs de projet : 

Up2green Reforestation et l’Océanium

Historique du projet :

Up2green Reforestation travaille avec l’Océanium en Casamance depuis 2011. L’Océanium a mené des actions tests de reboisement dans cette région en étroite collaboration avec les populations locales qui ont compris l’enjeu de la sauvegarde de cette ressource naturelle. Plus de 32 000 personnes ont été sensibilisées et plus de 5 000 000 palétuviers ont été plantés (plus de 1000 hectares).

Contexte :

Au Sénégal, pays sub-saharien, 50 % des forêts ont disparu du fait d’une exploitation anarchique des ressources. En effet, on coupe sans jamais reboiser : il s’agit d’une économie basée uniquement sur le prélèvement. La biomasse (bois et charbon de bois) constitue la principale source d’énergie du pays et couvre 92% des besoins énergétiques. Le couvert forestier, en diminution rapide, ne représenterait aujourd’hui plus que 45% de la superficie du territoire. Les écosystèmes de mangrove ont trop longtemps été négligés par les pouvoirs publiques, considérés comme des terres inutiles, ils n’ont, jusqu’à un passé récent fait l’objet d’aucune forme de protection particulière. Selon la FAO, le taux actuel de disparition des mangroves serait d’environ 1% par an, c’est-à-dire que près de 150 000 ha de mangroves disparaissent chaque année dans le monde.Les populations locales souffrent de la dégradation de cette importante richesse que représente la mangrove et de la disparition des ressources connexes dont pourtant elles dépendent pour leur subsistance. Il est devenu urgent de restaurer les zones dégradées, il en va de leur subsistance.

Objectifs du projet :

  • Régénérer le couvert végétal dans les zones déboisées, renforcer les apports nutritifs des populations.
  • Augmenter les sources de revenus en motivant les planteurs.
  • Empêcher la salinisation des sols et ainsi protéger les rizières.
  • Recréer des conditions favorables pour le maintien des ressources halieutiques et la préservation de la biodiversité.
  • Agir localement et concrètement pour minimiser les changements climatiques mondiaux en augmentant les capacités de stockage de CO2.
  • Développer les autres projets d’agroforesterie (arbres fruitiers notamment) à l’intérieur des terres.

Bénéficiaires du projet : 

Ce sont des villages appartenant principalement à l’ethnie Dioula. Les habitants pratiquent la riziculture et la pêche. Chaque village exploite une zone de mangrove qui a été délimitée traditionnellement. Les bénéficiaires sont motivés financièrement pour ramasser les propagules et les villages sont indemnisés à l’hectare dans le cas des plantations de Rhyzophora. Dans le cas de l’Avicennia, il faut travailler la terre avant de planter. Dans ce cas, les villageois bénéficient d’une indemnisation journalière.