« Cette crise doit nous engager à agir »

La pandémie de coronavirus va-t-elle pousser l’espèce humaine à (enfin) respecter la biodiversité ?

Article très complet de Marie-Adélaïde Scigacz, pour France Télévisions, qui démontre en quoi cette crise est un révélateur de la nécessité à agir pour respecter et préserver nos écosystèmes, en particulier les forêts, et la biodiversité dans son ensemble.

Serge Morand, écologue et Hélène Soubelet, directrice de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, qui héberge le Comité français pour l’IPBS, le groupe scientifique qui est à la biodiversité ce que le Giec est au climat nous partagent leurs analyses.

Voici les mots de conclusion d’Anneliese Depoux, codirectrice du centre Virchow-Villermé à l’université de Santé publique de Paris « Le changement climatique ne nous apparaît pas comme quelque chose d’imminent, mais comme un problème qui concerne les autres. Pour plus tard, et ailleurs. Avec le coronavirus, la perception de la menace est différente : nous sommes affectés directement. Tout le monde, immédiatement. »

Cela nous donne l’espoir que l’immédiateté de la menace et le fait que nous y soyons tous confrontés favorisent enfin une prise de conscience du grand public et des dirigeants que la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de l’environnement sont à la fois un problème écologique et une question de santé publique.

Quelques extraits qui en résument bien la teneur :

  • L’écologue Serge Morand présente ses travaux sur ce qu’il appelle « l’épidémie d’épidémies », autrement dit l’explosion récente du nombre de maladies infectieuses du fait de la destruction des écosystèmes.
  • La lutte contre ce coronavirus – et tous ceux qui, inévitablement, lui succéderont – passe par la protection de l’environnement.
  • Mais si « l’homme a cru un temps en avoir fini avec les maladies infectieuses grâce aux antibiotiques et aux vaccins », la nature a elle-même douché ses ambitions de toute-puissance.
  • La biodiversité, c’est un peu notre assurance-vie.
  • Plus de la moitié des médicaments ou vaccins que l’homme utilise pour se soigner viennent des plantes et des animaux
  • « La crise dramatique que nous sommes en train de vivre doit agir comme un signal d’alarme. Elle doit nous engager à agir. »
  • Il faut stopper la déforestation. Nous savons que c’est plus compliqué à mettre en œuvre, car ça heurte pas mal d’autres intérêts. C’est pourtant essentiel.

Bonne lecture !